KGen, le plugin Firefox du rédacteur Web

J’utilise KGen depuis plus d’un an maintenant et je réalise que je n’ai jamais posté sur ce petit plugin Firefox bien pratique, créé par Nicolas Froidure (Erreur réparée aujourd’hui). Tout rédacteur Web devrait l’installer pour scanner ses pages et optimiser ses contenus : KGen permet d’analyser la répétition et le poids des termes présents dans une page Web.

A portée de souris, KGen s’implémente dans l’onglet Affichage > Panneau Latéral du menu Firefox. Une fois activé, il s’ouvre à gauche de l’écran. Il suffit alors de cliquer sur « Scanner ce document » pour obtenir des statistiques simples et claires sur le contenu textuel de la page affichée.

En naviguant dans le menu de KGen, le rédacteur Web obtient notamment le poids des termes-clés, le nombre de caractères total, une représentation visuelle de la densité des mots (très pratique pour voir ce qui ressort clairement du contenu), la grille des « points » attribués aux différentes balises, etc.
Bref, indispensable pour le rédacteur Web qui veut gagner du temps ! Ou qui veut faire un peu d’espionnage sur les sites concurrents.

A propos d’analyse sémantique

Puisqu’on parle de termes clés avec Kgen, j’en profite pour faire un rappel rédactionnel aux Web-addicts. Faut vraiment qu’on fasse gaffe avec notre vocabulaire. A force d’être plongé dans notre sphère « Social Media » et autres univers 2.0, on a tendance à sortir des phrases ovniesques. Lu sur Mashable : « Vimeo ne vous permet pas uniquement de vous loguer au site en utilisant vos logins FB mais vous permet également de streamer vos vidéos favorites et vos nouveaux uploads sur votre newsfeed de manière simplissime ».

Wouah, j’ai tout compris, mais je parie qu’on a perdu 90% des français.

Est-ce que c’est à ce moment-là qu’on est considéré comme geek ? En tout cas, ça me permet de rappeler que le rédacteur, contrairement à ce qu’il pense, ne rédige pas pour son lecteur, mais aussi que « 90 à 99% des mots posent au lecteur des problèmes (sur les 40’000 à 140’000 mots que contient un dictionnaire), et qu’ils se trouvent hors de leur stock et font barrage ». Frédéric Rauss le précise bien dans son dossier sur la Rédaction Web.
Donc, une phrase de 35 mots avec : 5 termes techniques et anglicisés + 1 abréviation + un nom de service Web ne facilite pas la compréhension pour la plupart des internautes.

Maintenant, je sais ce que les Web-addict vont dire. Mashable s’adresse exclusivement à ceux qui maîtrisent ce jargon.

Enfin, cet article était juste une façon de nous faire sortir de notre bulle sémantique un petit instant, et des outils comme Kgen peuvent d’ailleurs s’avérer très utiles dans ce domaine. Pour un rédacteur, savoir changer de langage, c’est fondamental. J’en fait l’expérience assez régulièrement.

P.S. : J’apprécie Mashable, je m’en suis juste servi comme exemple.